Ecrite le 26 avril 2008.
Il est là mais vous ne le voyez pas, il est Absent tout en étant présent. Il vous regarde et cherche à vous atteindre, il cherche vos yeux pour y plonger les siens mais vous ne le voyez pas. Il veut vous toucher, toucher votre peau, toucher vos cheveux, toucher votre cœur. Mais vous ne savez pas qu’il est là alors vous l’ignorez, vous vous baignez dans l’ignorance car il est avec vous, chacun de vous, près de vous. Il est toujours là. Toujours, où que vous soyez, où que vous alliez, sa présence est derrière vous. Il est dans votre dos mais vous ne le voyez pas. Si vous tournez la tête vos yeux vous mèneront ailleurs car vous ne savez pas. Oui, il est là. C’est lui qui vous surveille, il cherche à se faire entendre, il veut que vous l’entendez. Mais jamais vous ne le voyez. Il n’est pas très beau, alors vous ne cherchez pas à le voir, inconsciemment votre esprit se focaliser sur quelque chose d’attrayant, de beau. Mais il est laid, il est pas comme vous alors vous l’ignorez, vous vous baignez dans l’ignorance. Quand vous vous lavez, il est là, quand vous dormez, il est là, quand vous manger, il est là, quand vous vous coiffez, il est là, quand vous sortez, il est là, quand vous mourrez, il est toujours là.
Dans le train vous regardez les gens mais vous ne le voyez pas, pourtant il est toujours là mais vous ne le savez pas. Vous posez vos pieds sur le siège de devant et croyez que personne ne le voit, mais lui il est derrière vous et connait chacun de vos geste. Il vous voit, il est derrière, il restera derrière tant que vous ne le remarquiez pas. Quand vous dormez, il se met devant vous et murmure dans votre oreille, il vous raconte une histoire que vous rêvez et vous supplie de le voir mais vous passez outre sa demande et ne faites qu’un rêve inutile qui vous marquera bêtement. Car vous ne le voyez toujours pas. C’est parce-que vous ne réalisez pas, vous ne croyez pas. Vous ne croyez pas en lui, et quand on ne croit pas on est sûr qu’il n’existe pas. Alors par votre volonté vous le faites disparaitre, mais pourtant il est là, il existe bien et il est triste à cause de vous, car vous ne croyez plus en lui …
Vous avez cru en lui à une époque, quand vous êtiez tout petit et que vous croyiez en tout. A cette époque, le père Noël existait car vous croyiez en lui, la petite souris venait vraiment chercher votre dent car vous y croyiez, les fées existait près de chez vous puisque vous le vouliez, et lui il était près de vous, vous lui parliez et vous l’appeliez d’un nom choisit au hasard. Vous disiez que c’était votre ami imaginaire, mais vous croyiez en lui puisqu’il était là. Un jour on vous a dit qu’il n’existait plus. Et vous y avez cru alors il a disparu. Il est invisible, c’est tout. Il est Absent en étant là. Vous nez croyez plus au père Noël alors il a disparu, il ne vient plus vous voir, triste de votre ignorance. Pareil pour la petite souris, et toutes les fées nées de votre vœu sont mortes car vous n’y croyez plus. L’Absent, lui, il est n’est pas mort, il est juste là sans être là car vous ne le voyez pas. Il pleurt tout le temps car il veut que vous croyez en lui, il veut votre reconnaissance. Il est triste d’être ainsi ignoré, vous vous baignez dans l’ignorance. Il pleurt car il voit que vous n’avez pas besoin de lui, il veut qu’on se souvienne de lui, il veut que vous le connaissiez. Car sinon, il n’existe pas.
Des fois il s’en va, il part de votre dos et va s’isoler car il veut respirer. Il voit ses autres lui en train de suivre les autres vous. Ils se réunissent et pleurt ensemble car ils savent qu’ils n’existent pas. Ils ont existé quand vous croyiez encore en eux, mais ils ne sont plus là à cause de vous. C’est une existence pire que la mort de vivre dans l’ignorance des gens. Il est là mais personne le voit. Il est là et parfois il rejoint les autres lui, pour pouvoir ne pas exister, ne pas être là, ensemble. Loin de votre méchanceté égoïste car vous ne voullez pas croire en eux. Puis il revient tristement dans votre dos et observe votre silhouette. Vous êtes triste vous aussi car vous ne croyiez plus en rien. Vous êtes vieux et vous êtes déprimés. Si vous aviez cru en lui, vous ne seriez jamais seul à pleurer dans votre chambre, votre maison ou votre appartement. Si vous aviez continué à croire en lui, vous auriez gardé la seul personne qui pouvait être votre ami éternel, qui aurait pu être votre serviteur car il y est obligé s’il veut pouvoir exister. Si seulement vous aviez cru en lui … L’humanité n’aurait pas été la même…
Et quand votre heure sonnera, quand votre a sonné, c’est lui qui vous tuera par vengeance car il aura trop souffert. C’était à vous de choisir entre croire pour avoir la vie éternelle et ne plus croire pour se plaisir personnel. A cause de ça, il va vous tuer quand il en aurait decidé, quand il en aura marre. Il viendra vers vous, il vous tuera de quelque manière que ce soit. Si vous êtes assassiné, ce sera lui dans le corps de votre assassin, si vous êtes étouffé par de la nourriture, ce sera lui qui aura commandité le morceau que vous avaliez pour qu’il se coince dans votre gorge. Une crise cardiaque signifie qu’il vous a arraché le cœur, la mort de vieillesse, comme vous le dite, est là s’il n’est pas trop rancunier et qu’il attend réellement vos dernières forces pour vous tuer dans votre sommeil. Un coma est synonyme de sadisme chez lui, car il aura décidé de vous faire souffrir pour vous tuer après.
Il faut croire. Si on croit, tout est possible. Si on croit, tout existe. Si on croit, ça prend forme. La religion n’existe pas par hasard, les gens y ont cru alors ça a existé. Alors pourquoi les gens croit-il plus en la religion qu’en lui ? Il n’a rien de plus, rien de moins. Mais vous ne voulez pas croire en lui. Vous croyiez en les faits réels, concrets. Mais ils sont là seulement parce-que vous y croyiez. Si vous croyiez en lui, il sera concret, tout comme ce que vous appelez science. Mais non, vous persistez à ne pas croire.
Il vous tuera, tant que vous n’y croierai pas.
Il vous tuera dans votre peine,
Cette nouvelle là, je crois que c'est ma préférée. Celle peut-être que vous aimeriez le moins. Je crois au pouvoir de croire alors j'exprime ma pensée et je réinvente le Croque-Mitaine.
Mes parents ont une panne de voiture à plusieurs kilomètres de chez moi, je suis un peu inquiète alors je philosophe et mes pensées dérives jusqu'à l'atteindre lui, car je sais qu'il me tuera, moi aussi.
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