Samedi 26 avril 2008

 Ecrite le 26 avril 2008.


           Il est là mais vous ne le voyez pas, il est Absent tout en étant présent. Il vous regarde et cherche à vous atteindre, il cherche vos yeux pour y plonger les siens mais vous ne le voyez pas. Il veut vous toucher, toucher votre peau, toucher vos cheveux, toucher votre cœur. Mais vous ne savez pas qu’il est là alors vous l’ignorez, vous vous baignez dans l’ignorance car il est avec vous, chacun de vous, près de vous. Il est toujours là. Toujours, où que vous soyez, où que vous alliez, sa présence est derrière vous. Il est dans votre dos mais vous ne le voyez pas. Si vous tournez la tête vos yeux vous mèneront ailleurs car vous ne savez pas. Oui, il est là. C’est lui qui vous surveille, il cherche à se faire entendre, il veut que vous l’entendez. Mais jamais vous ne le voyez. Il n’est pas très beau, alors vous ne cherchez pas à le voir, inconsciemment votre esprit se focaliser sur quelque chose d’attrayant, de beau. Mais il est laid, il est pas comme vous alors vous l’ignorez, vous vous baignez dans l’ignorance. Quand vous vous lavez, il est là, quand vous dormez, il est là, quand vous manger, il est là, quand vous vous coiffez, il est là, quand vous sortez, il est là, quand vous mourrez, il est toujours là.


       Dans le train vous regardez les gens mais vous ne le voyez pas, pourtant il est toujours là mais vous ne le savez pas. Vous posez vos pieds sur le siège de devant et croyez que personne ne le voit, mais lui il est derrière vous et connait chacun de vos geste. Il vous voit, il est derrière, il restera derrière tant que vous ne le remarquiez pas. Quand vous dormez, il se met devant vous et murmure dans votre oreille, il vous raconte une histoire que vous rêvez et vous supplie de le voir mais vous passez outre sa demande et ne faites qu’un rêve inutile qui vous marquera bêtement. Car vous ne le voyez toujours pas. C’est parce-que vous ne réalisez pas, vous ne croyez pas. Vous ne croyez pas en lui, et quand on ne croit pas on est sûr qu’il n’existe pas. Alors par votre volonté vous le faites disparaitre, mais pourtant il est là, il existe bien et il est triste à cause de vous, car vous ne croyez plus en lui …


       Vous avez cru en lui à une époque, quand vous êtiez tout petit et que vous croyiez en tout. A cette époque, le père Noël existait car vous croyiez en lui, la petite souris venait vraiment chercher votre dent car vous y croyiez, les fées existait près de chez vous puisque vous le vouliez, et lui il était près de vous, vous lui parliez et vous l’appeliez d’un nom choisit au hasard. Vous disiez que c’était votre ami imaginaire, mais vous croyiez en lui puisqu’il était là. Un jour on vous a dit qu’il n’existait plus. Et vous y avez cru alors il a disparu. Il est invisible, c’est tout. Il est Absent en étant là. Vous nez croyez plus au père Noël alors il a disparu, il ne vient plus vous voir, triste de votre ignorance. Pareil pour la petite souris, et toutes les fées nées de votre vœu sont mortes car vous n’y croyez plus. L’Absent, lui, il est n’est pas mort, il est juste là sans être là car vous ne le voyez pas. Il pleurt tout le temps car il veut que vous croyez en lui, il veut votre reconnaissance. Il est triste d’être ainsi ignoré, vous vous baignez dans l’ignorance. Il pleurt car il voit que vous n’avez pas besoin de lui, il veut qu’on se souvienne de lui, il veut que vous le connaissiez. Car sinon, il n’existe pas.


         Des fois il s’en va, il part de votre dos et va s’isoler car il veut respirer. Il voit ses autres lui en train de suivre les autres vous. Ils se réunissent et pleurt ensemble car ils savent qu’ils n’existent pas. Ils ont existé quand vous croyiez encore en eux, mais ils ne sont plus là à cause de vous. C’est  une existence pire que la mort de vivre dans l’ignorance des gens. Il est là mais personne le voit. Il est là et parfois il rejoint les autres lui, pour pouvoir ne pas exister, ne pas être là, ensemble. Loin de votre méchanceté égoïste car vous ne voullez pas croire en eux. Puis il revient tristement dans votre dos et observe votre silhouette. Vous êtes triste vous aussi car vous ne croyiez plus en rien. Vous êtes vieux et vous êtes déprimés. Si vous aviez cru en lui, vous ne seriez jamais seul à pleurer dans votre chambre, votre maison ou votre appartement.  Si vous aviez continué à croire en lui, vous auriez gardé la seul personne qui pouvait être votre ami éternel, qui aurait pu être votre serviteur car il y est obligé s’il veut pouvoir exister. Si seulement vous aviez cru en lui … L’humanité n’aurait pas été la même…


        Et quand votre heure sonnera, quand votre a sonné, c’est lui qui vous tuera par vengeance car il aura trop souffert. C’était à vous de choisir entre croire pour avoir la vie éternelle et ne plus croire pour se plaisir personnel. A cause de ça, il va vous tuer quand il en aurait decidé, quand il en aura marre. Il viendra vers vous, il vous tuera de quelque manière que ce soit. Si vous êtes assassiné, ce sera lui dans le corps de votre assassin, si vous êtes étouffé par de la nourriture, ce sera lui qui aura commandité le morceau que vous avaliez pour qu’il se coince dans votre gorge. Une crise cardiaque signifie qu’il vous a arraché le cœur, la mort de vieillesse, comme vous le dite, est là s’il n’est pas trop rancunier et qu’il attend réellement vos dernières forces pour vous tuer dans votre sommeil. Un coma est synonyme de sadisme chez lui, car il aura décidé de vous faire souffrir pour vous tuer après.


        Il faut croire. Si on croit, tout est possible. Si on croit, tout existe. Si on croit, ça prend forme. La religion n’existe pas par hasard, les gens y ont cru alors ça a existé. Alors pourquoi les gens croit-il plus en la religion qu’en lui ? Il n’a rien de plus, rien de moins. Mais vous ne voulez pas croire en lui. Vous croyiez en les faits réels, concrets. Mais ils sont là seulement parce-que vous y croyiez. Si vous croyiez en lui, il sera concret, tout comme ce que vous appelez science. Mais non, vous persistez à ne pas croire.


Il vous tuera, tant que vous n’y croierai pas.

Il vous tuera dans votre peine,

C’est lui qu’on appelle Croque-Mitaine …



Cette nouvelle là, je crois que c'est ma préférée. Celle peut-être que vous aimeriez le moins. Je crois au pouvoir de croire alors j'exprime ma pensée et je réinvente le Croque-Mitaine.
Mes parents ont une panne de voiture à plusieurs kilomètres de chez moi, je suis un peu inquiète alors je philosophe et mes pensées dérives jusqu'à l'atteindre lui, car je sais qu'il me tuera, moi aussi.

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Samedi 26 avril 2008

 Ecrite le 26 avril 2008...


          Le soleil est brûlant cette journée d’été et moi qui n’aime pas ça, je suis exposée au soleil étendue dans l’herbe. Mais ce n’est pas important car aujourd’hui je me sens bien. Je suis avec eux un jour de vacances, on ne fait rien, on s’aime c’est tout. On est ensemble, dans ce par cet on traîne car on a la flemme de faire quelque chose de plus actif. Il fait chaud mais on est heureux. J’ouvre les yeux et les protège du rayon de soleil avec ma main. Il m’agrèsse mais je lui répond que ça m’est égal, il ne m’empêchera pas d’être heureuse. Je me redresse doucement et m’étire puis je les regarde. Je la regarde en première, elle est si importante pour moi. C’est mon amie depuis tellement d’année. Avec elle je sais que j’ai ma place, je sais que je compte à ses yeux. Avec elle la vie est plus belle dès que je la vois. Je la regarde, elle ne le sait pas. Elle est si différente des autres car elle m’aime pour ce que je suis et notre amitié s’est formée si forte petit à petit. Je la regarde et je la trouve si belle sous les rayons de soleil. Elle a les yeux clos et semble ne penser à rien. Elle aussi semble se sentir bien avec nous. Je souris sans m’en rendre compte en la regardant, car elle est une des sources de mon bonheur.

         Puis je le regarde. Il est mon ami lui aussi, depuis si longtemps. Je croise son regard et il me fait un grand sourire auquel je répond avec égalité. Il est doué. Il est mignon. Je pourrais dire que des choses agréables et valorisantes à son sujet, mais je ne suis pas amoureuse de lui contrairement à ce qu’on pourrait dire. Il est la preuve que l’amitié forte et durable entre un garçon et une fille est possible.  Je l’observe, il le remarque mais il s’en fiche car il sait que je ne penserai jamais rien de mal de lui. Il le sait car il me fait confiance. Entre nous il n’y a rien besoin de se dire car on se comprend tellement vite, on est sur la même longueur d’onde. Je l’aime tellement, je ne lui ai jamais dis mais c’est ainsi. Ce n’était pas de l’amour pur, c’est entre l’amitié et l’amour. Je ne veux pas le perdre, il est important pour moi car il m’a fait découvrir un monde qui a changé ma vie, un monde où il est doué et auquel il est rattaché jusqu’à sa mort. Et en le rencontrant j’en ai fait parti. Je n’ai qu’à lui dire merci.

     Mon regard se pose sur le deuxième garçon. Un autre de mes amis proches avec qui j’envisage d’être en colocation car on a les même gouts et on se ressemble sur beaucoup de points. Je le connais depuis longtemps mais on a jamais vraiment été amis jusqu’à l’année dernière. C’est quand je suis partie de cette ville magnifique que l’on s’est rapproché, étrangement on s’est entendu dès le premier abord et on a vite partager de grands moments de fête. Avec lui aussi je me sens bien.  Il est comme moi, il est comme nous. Et je l’aime pour ce qu’il est, il ne le sait pas non plus mais je l’écris ici. Il est important à mes yeux sans le savoir, sans s’en rendre compte. Et cette importance est venue par hasard, je ne m’attendais pas à être son amie un jour et je suis très fière de l’être à présent.

      Et il y a l’autre lui, le troisième. Je ne l’ai pas aimé la première fois que je l’ai vu mais maintenant je l’aime tellement fort, ce n’est toujours pas un sentiment amoureux. Je ne pourrai jamais être amoureuse de mes amis proches. Lui on s’est rapproché le jour où le destin nous a réunis dans la même classe au collège, il y a quelques années.  C’est à lui que je peux tout dire sans exception, sans vraiment savoir pourquoi. On est devenus amis et vite insépparables. Peu de gens nous aimaient, on faisait office de moqueries de tous les gens qui sont pas comme nous. Mais on se soutenait, et il y avait ce garçon doué qui nous a aidé. C’est lui, celui qui m’a fait découvrir son monde. Depuis ce jour on ne s’est pas quitté.

   Jamais de ma vie je ne veux perdre ces quatre personnes. Je les ai quitté contre ma volonté deux ans plus tôt à cause de mon père. Mais ça ne m’empêche pas de les aimer, ça ne m’empêche pas de retourner les voir. Ce sont les personnes les plus importantes de ma vie, ceux qui me rendent heureuses et qui me donnent un but à atteindre, une raison de vivre. Ce sont eux qui me font supporter cette ville affreuse, où je déteste tout le monde et où tout le monde me déteste. Personne n’est plus important qu’eux et personne ne le sera. Ils sont mes joies, mes peines, mes rêves réunis.

Je dois leur dire merci pour tout ce qu’ils font pour moi sans le savoir. Car j’ai peur de leur dire tout ça, j’ai peur qu’ils me prennent pour une folle, j’ai peur que mes sentiments n’aient pas de retour …



Cette nouvelle est un peu personnelle. Chaque personne existe vraiment, ce sont mes sentiments réels à leur propos. Juste parce-que comme toujours, je pense encore à eux et qu'ils me manquent ...

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Jeudi 24 avril 2008

Ecrite le 24 avril 2008...


      J’ouvrit doucement les yeux et la première chose que je vis ne fut qu’un simple plafond blanc, ou devrais-je dire grisâtre par la crasse qui s’était entassée au fil des années. Je sens sur ma bouche un objet en plastique qui me donne de l’oxygène, je baisse les yeux et vois des murs blancs, un soleil venant illuminé mon visage en traversant deux grandes fenêtres, des fleurs offertes depuis mon arrivée à l’hôpital, certaines de cette époque étaient fanées. Je me redresse et aggripe le tube respiratoire pour l’enlever. J’arrivais à respirer sans cette machine… Mais je sentis dans mon bras quelque chose d’anormal, une perfusion y est rejointe, plantée dans une de mes veines. Je regarde mon pyjamas blanc, et la couverture d’hôpital de cette horrible couleur marron.


     Ce que je faisais là, je ne savais pas. Pourquoi j’étais à l’hôpital, je ne m’en souvenais pas. Tout ce dont je me souvenais c’était que je marchais sur le trottoire, il neigeait et j’allais traverser la route pour aller récuperer un cadeau de Noël que j’avais commandé dans une petite boutique chère d’objets anciens. Je voulais absolument savoir ce qu’il m’était arrivé, je chercha des yeux la sonnette pour appeler une infirmière, annoncer mon réveil et lui poser les questions qui me brûlaient aux lèvres depuis plusieurs minutes. Je vois un bouton sur le mur au-dessus de ma tête. Je lève mon bras non perfusé vers celui-ci qui était de couleur bleu et j’appuie dessus, une légère sonnerie retentit et j’attendis alors que quelqu’un y réagisse. La porte s’ouvrit quelques minutes après, une infirmière ébahit me regardait d’un air niais. Puis elle sortit de la pièce et courut on ne sait où. D’autres infirmières et un docteur se précipitèrent alors dans la chambre et prirent toutes les précautions, ils me débranchent, me parlent mais je ne comprend rien. J’ai mal à la tête. J’essaie de leur dire mais aucun son ne sortit de ma bouche.Puis il me changèrent de chambre pour me mettre dans une autre où il n’y avait pas pleins de machines, juste identique avec la ferraille en moins.


    Puis on m’amène à manger, j’essaie de manger mais j’ai du mal à ouvrir ma machoire. Je lève ma main pour la toucher, elle m’était douloureuse. C’est avec frayeur que je réalisa que la forme n’était pas normale, je voulais un miroir pour voir à quoi je ressemblais, mon cœur battait très fort de peur d’être défigurée pour le restant de mes jours. Mes yeux apeurés se posèrent sur chacune des personnes présentes qui semblaient avoir pitié de moi. Puis ils me laissèrent tranquille, sans rien me dire sur ma situation. Je cherche des yeux la porte de la salle de bain, elle était blanche comme tout le reste, puis je retire ma couverture et soulève mes jambes pour les faire glisser en dehors du lit et les poser au sol. Tous mes gestes étaient lents et douloureux. Je pris appuie avec mes mains et je suis enfin debout. J’avançe vers la porte, tourne la poignée grise et entra dans la salle de bain, tout aussi blanche. Une baignoire qui fait douche en même temps, des toilettes, un lavabo et un miroir. J’ai peur de découvrir mon reflet, j’avance doucement, avec des pas frêles et tremblant, et me tourne vers le miroir … Avec horreur je vis à quoi je ressemblais, ma peau étaient brûlée, je n’avais pas de lèvre, une partie de mon menton avait disparue, je n’ai ni cils ni sourcils, une oreille dont le lobe entier était parti et je suis chauve. J’en tombe par terre. Je me recroqueville sur moi-même, la tête plongée entre mes bras et je pleurs. Mes sanglots raisonnent dans la salle, mon cœur se déchire. J’ai mal. Je souffre de ressembler à ce monstre. Et je me souviens. Je me souviens de l’accident, je me souviens de l’explosion, je me souviens pourquoi je suis ici… J’ai failli y laisser ma vie, mais doit-on dire que cela est une bonne chose de respirer encore ? Je ne pourrais plus jamais vivre comme avant. Je hais mon image, je hais ce que je suis. J’aurais préféré mourir dans l’explosion, mais ma mère a du décidé de tout faire pour me garder en vie… Je lui en veux pour ça. Je ne veux pas vivre comme ça, c’est pire que la mort.


     Je me lève en pleurant, m’aggripe au lavabo pour m’aider car je n’ai plus la force de rien, je croise encore une fois mon regard bleuté qui s’harmoniait parfaitement avec mon visage avant l’accident, maintenant ce n’était que deux perles sur une omelette trop cramée. Je déglutit douloureusement, je voulais mourir. Je cherche des yeux quelque chose pour me tuer, c’est ma décision. Je retourne dans ma chambre, je pleurs encore, je cherche mais je ne trouve pas et je continue à pleurer. Mes pas m’amènent à ma fenêtre, je regarde la hauteur de mon étage et m’aperçoit avec une légère satisfaction que j’étais au dernier, mes larmes coulent encore sur mes joues déformées. J’ouvre la fenêtre et d’un pas décidé je l’enjambe en pleurant toujours. Je suis debout, mes mains s’aggripent avec peine au rebord et mes yeux se posent sur le sol, laissant tomber les larmes abondantes vers les gens qui passent en bas et qui sont beaux, en bonne santé, et qui ne pleurent pas. Je saute. On dit que lorsqu’on s’apprête à mourir on voit sa vie défiler devant ses yeux, moi je vois mon propre visage souriant qui me dit de venir vers lui. Je ferme mes yeux toujours humide de larmes salées et je m’écrase au sol, la doulour est éphémère et mon sang se vide petit à petit sous le regard choqué des gens.

 


Je suis morte, et je ne pleurs plus.



Voilà j'espère que ça vous a plu ! Personnellement je l'aime bien, pour ceux qui ne comprennent pas que l'euthanasie puisse être le meilleur choix.

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
Moi j'ai envie de partir


Pour ne plus revenir ...

M'éloigner à jamais


Sans me retourner ...


Chercher si quelque part

Se trouve l'endroit

même si il fait tard

Je me sentirai chez moi ...

[ Je passe ma vie à me cacher

Sous une montagne de secrets

Je finirai par me trouver seule

Enfermée dans mon linceul

Mais moi je n'ai pas peur

Si c'est pour farder mon cœur

Je n'hésiterai pas une seconde

D'abandonner mon triste monde

Au risque de ne connaitre plus personne

Surtout si c'est pour briser mon sort monotone ... ]


Même si au fond


Il y a des gens

Qui ont le don

Aveuglement

De me rendre


Le cœur ravi


Sans se vendre


Par hypocrisie ...
par Candyc0rn publié dans : Poèmes
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008

         Eloigné des grandes villes, dans une cambrousse perdue de la Normandie, à des centaines de kilomètres du port du Havre, égaré entre deux villages fermiers aux noms qui ne disent rien à personne, situé au milieu d'une forêt et près d'un ruisseau, se trouve un ancien manoir du 19e. Les tuiles du toit sont délavées et sales, les murs fais de pierres d'un bordeau sombre, les volets noirs parsemés de craquelure ainsi que les bordures de fenêtres dont certains des carreaux crasseux étaient brisés. Le manoir est surelevé par des escaliers à pierres rondes, glissantes et parfois manquantes. Deux statues représentant des anges aux extremités dont l'une avait perdue sa tête et un bras, l'autre une aile et le nez. Les hautes herbes ornaient la maison et faisaient office de ce qu'on appelerait jardin, s'étendant sur un hectar bien que restraint mais suffisant, et enfin, un chemin de terre blanche et de cailloux qui menait jusqu'à une grille au fer noir et décadent lui aussi ... Vous l'auriez compris sans avoir eu besoin d'être précisé : ce manoir était tout simplement abandonné.

                     Dans les alentours il est dit qu'une puissance maléfique planait au-dessus du manoir des Audsley, une vieille famille anglaise qui s'était égaré dans la brousse française et normande. Le bruit court que la famille avait disparue sans prévenir personne, sans raison apparente. C'est une rumeur bateau, planant sur chacun des manoirs abandonnés ... Mais le nuage gris qui surplombé la batisse dans le ciel était là depuis des années et n'avait jamais bougé, banissant le batiment d'une obscurité perpetuelle. Dieu sait le nombre de marcheur d'été croyant que le mauvais temps était arrivé quand ils passaient devant le manoir. Mais aucun n'avait osé entrer à l'intérieur pour se protéger d'une éventuelle tombée de pluie, ils continuèrent à marcher jusque le ciel s'éclaira brusquement à nouveau, ce qui était devenu un point de passage culte pour les marcheurs de Normandie. Nombres de légendes courrent autour de ce manoir mystérieux qui écarte tant les passants, comme partout on dit que le manoir est hanté des fantômes de la famille Audsley, on dit aussi qu'une vieille sorcière s'y cache, on dit même qu'un monstre hurlant à la mort chaque nuit était enfermé à l'intérieur et tuait les impétueux qui s'aventuraient à l'intérieur, car personne n'est jamais, soi-disant, revenu du manoir... Même si personne n'a été déjà vu y entrer. C'est ce que racontent les gens pour s'offrir un semblant d'intérêt, une histoire à raconter en soirée, mais surtout, et ça personne ne veut se l'avouer, un lieu calme où les jeunes peuvent se bourrer, sans jamais oser y entrer, restant simplement dans les fourrées.

                    C'est ainsi que Roxanne se retrouva avec ses trois meilleurs amis dans l'herbe haute, assis sur des roches anodines, avec pour compagnie marijuana et packs debière. Roxanne ne fumait pas, elle buvait seulement, mais ses camarades aimaient bien avoir des hallucinations. Mais les hallucinations qu'ils crurent voir ce soir là étaient en fait bien plus que ça. Ils riaient ensemble aux éclats, racontant des histoires à dormir debout, blaguant sur des sujets tabous, s'amusant jusqu'à ce que l'atmosphère inquiètante se fasse bien plus pesante ... Aux alentours d'une heure du matin, un cri déchirant s'éleva d'une fenêtre du manoir ... Non pas un cri de peur, mais un cri de désespoir bouleversant qui ne laissa pas le cœur des adolescents indifférent. Ce cri semblait provenir d'une femme, une femme qui souffre et qui pleurt ... Les adolescents déglutirent, la même hallucination à 4 dont 1 qui n'avait qui bu ? Ils n'y croyèrent pas. Puis David se mit à éclater de rire. Ce qui brisa un silence gênant mais aussi angoissant. Ils rièrent alors tous ensemble quand un craquement les fit sursauter. Roxanne attrapa une bière et l'ouvrit en disant que ce n'était rien, que la nuit ça faisait toujours ça. Puis elle fixa un point derrière Emilie qui était dos au manoir... Elle plissa des yeux et observa ce point qui n'était pas là auparavant... Une personne les regardait. Un jeune garçon blond immobile était à la fenêtre du rez-de-chaussée. Roxanne leva lentement sa main et pointa son doigt sur la fenêtre. Les trois autres se retournèrent et hurlèrent de peur, se levèrent et coururent vers la grille, fonçant dans la voiture.

                 "DEMARRE !" Cria Antoine

                 "Non, Roxanne n'est pas monté !"

                 "ON S'EN FOUT DAVID ! J'VEUX PAS RESTER ICI PLUS LONGTEMPS !"

                 "Mais Roxanne on va pas l'abandonné !"

                 "DAVID ! Si tu m'aimes, tu démarres IMMEDIATEMENT cette PUTAIN de voiture !" cria Emilie.  David regarda sa petite amie, jetta un dernier coup d'œil par les vitres de la voiture pour vérifier que Roxanne n'était pas en train d'arriver mais pas l'ombre de la jeune fille n'était dans son champ de vision restreint par la drogue. Il demarra la voiture et fonça vers leur village ...

            Roxanne crut entendre la voiture démarrer et brusquement elle se rendit compte qu'elle était seule. Ils étaient partis. Et sans elle. Elle déglutit et regarda à nouveau la fenêtre mais le garçon avait disparu. Elle se demanda alors quand est-ce que ses amis étaient partis, elle n'avait même pas remarqué. Elle avait eu un blocage sur la fenêtre, observant la personne qui était dôté d'une beauté extrême. Roxanne se leva du rocher et s'approcha des escaliers qu'elle monta lentement. Bizarrement Roxanne ne ressentait aucune peur mais une excitation faisait battre son cœur pas de la manière qu'une personne normale aurait en voyant ce garçon l'observer à travers la fenêtre d'un manoir réputé pour être abandonné et baigné dans une atmosphère glauque accentué d'un mystère débordant. Roxanne arriva devant la porte dominante et posa sa main sur la poignée ronde et rouillée. Elle eut un instant d'hésitation et déglutit avant de jetter un dernier coup d'œil à la fenêtre. Mais le garçon si magnifique n'était plus là. Roxanne prit son courage à deux mains et ouvrit doucement la porte en un grincement caractéristique et stéréoptype des films d'horreur. Elle découvrit un endroit sombre, remplit de toiles d'araignées et de meubles d'époques. Elle passa dans un miroir brisé où chaque morceau refletait son image, elle passa son doigt sur le reflet, le glissa longuement sur son visage miniature, ses cheveux roux, et elle s'entailla le doigt qu'elle retira vita fait pour le porter à sa bouche. Une goutte de sang roula longuement sur la glaçe et s'éffaca peu à peu par une ouverture formée par les morceaux du miroir. Elle reprit sa marche et remarqua alors une musique faible mais encore audible, une musique magnifique qui fit battre à nouveau son cœur de jeune fille. Elle regardait par les portes ouvertes en traversant le couloir, vit une cuisine, une salle à manger et un grand salon. Elle se disait que le manoir devait être tout simplement sublime quand il était occupé. Elle arriva devant l'escalier et grimpa les marches, guidée par la musique si belle qui la mettait dans une étrange confiance. La peur qu'elle aurait du ressentiré était remplacée par un émerveillement mal placé. Elle arriva à l'étage, un autre couloir qu'elle traversa, jetta un œil à nouveau à l'intérieur de chaque pièce, chambres sublimes avec baldaquins, coiffeuses, armoires énormes, tapis et rideaux ... Mais aussi les salles de bains anciennes autre deux chambres, ornées de tout un tas d'objet que Roxanne ne saurait reconnaitre. Puis une échelle au bout du couloir, menant à une trappe. Là, elle pouvait entendre distinctement l'air joué, la musique la possédait, la mettait dans un état de curiosité qu'elle ne se connaissait pas.Elle escalada l'échelle et posa sa main sur la trappe avant de pousser pour l'ouvrir et se retrouver dans un grenier poussiéreux. Elle se hissa à l'intérieur et referma avec soin la trappe. La musique continuait, elle observa la pièce remplie de vieux objets couverts de vieilles couvertures et d'autres laissés à l'air. Mais elle apperçut surtout le piano mis en évidence devant une fenêtre, elle s'en approcha et fronça des sourcils. Il n'y avait aucun musicien mais le piano jouait seul, les touches s'enfonçant les unes après les autres sans aucune force matérielle qui les aider. Elle se pencha sur le piano et brusquement, la musique s'arrêta, comme si le joueur venait de se faire supprendre, étonné de la présence de Roxanne qui avait sursauté en même temps et qui regardait à présent autour d'elle. Roxanna cligna des yeux et le garçon blond venait d'apparaitre. Il l'observait sans comprendre. Elle l'observait sans comprendre. A nouveau, elle était pétrifiée par la beauté de l'adolescent, aux traits fins, aux cheveux blonds mi-long qui lui caressaient le coup, aux grands yeux verts grisatre qui la fixaient. Ses vêtements étaient d'époque. Difficile de ne pas penser à un fantôme, c'est ce qu'elle en conclut sans pouvoir se vanter de perspicacité.

                 "Qui es-tu ?" demanda-t-elle brusquement, ayant peur qu'il ne se volatilise à nouveau.

                 "Je suis ton père ..."

                 Elle sursauta et se retrouva face à David.

                 "Bah alors ? Tu dors en cours Roxanne ?" fit à nouveau David, assis à ses côtés.

                 La jeune rousse regarda autour d'elle, une trentaine de paires de yeux la regardaient. Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait en cours. Avait-elle rêvé tout ça ? Elle se posait pleins de questions. Il lui prit une envie soudaine de pleurer, elle se sentait amoureuse … Son cœur battait trop vite et ce n’était qu’un rêve. Enfin elle croit …

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
J'écris cet article pour que les choses soient bien claires :

  • Je ne me prend pas au sérieux
  • J'écris pour m'amuser
  • C'est un passe-temps comme un autre
  • Je ne cherche pas à me vanter ou quelque chose comme ça
  • Je ne pense pas être un auteur d'exception
  • Je ne pense même pas être un auteur...
  • Je n'accepterai pas qu'on copie mes textes malgré tout
  • Les textes de fanfictions sont quasiment toutes au Yaoi

Certains textes sont capables de toucher la sensibilité des plus jeunes c'est ainsi que la partie Yaoi est destinée aux + de 16 ans.
par Candyc0rn publié dans : Auteur
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
Je me questioNne sur l'allure des sentiments
la dégaine d'un amour épHemèRe

N'esT que poUr satiSfaire la luxuRe d'un amant

Mais ça m'étouFfe et je manque d'air

L'oxyne est la seule deNrée perpetuelle

Mais on la gache par nOs cœurs

Qui s'étouffent de tristesses sensorielleS

Cherchant comMent Srtir des mœurs

Par le manque De rireS, l'oRgane vitAl,

Origine de ns sentiMentS iLlusoires,

PouRri de l'intérieUr et nous faiT mAl

C'est ce qUi nous seRt d'espoiR ...
par Candyc0rn publié dans : Poèmes
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008

 

         Laurie a 27 ans. C'est une jeune femme qui a fini ses études et qui travaille en tant que conseillère sociale dans un lycée. Son travail la prend à cœur : essayer de  remettre dans le droit chemin des adolescents perdus dans les domaines de l'alcool et de la drogue. Laurie est contre ces mœurs que les jeunes appellent échapatoire.  Elle essaie de comprendre pourquoi les jeunes choisissent cette voix pour oublier leur soucis, leur peine, pour oublier qu'ils existent. Laurie a du mal à les aider  et elle s'en veut de ne pas savoir mettre en application son métier pourtant si important à ses yeux. Elle a l'impression d'avoir perdu son temps dans les études de  psychologie, elle se sent terriblement inutile ... Seule ... Quand elle rentre chez elle dans son petit appartement sinistre, elle se sent déprimée. Monter ses  escaliers dont la peinture craque et les jointures grinçent, s'accrocher à la rambarde souillée de rouille, observer les murs au papier peint délabré pour enfin  arriver à sa porte en bois miteux, passez sa clé dans la serrure rouillée et entrer dans cet appartement quasiment vide, aux murs blancs, aux meubles blancs ...  Laurie n'aime pas ce blanc. Le blanc finira par la rendre folle. Elle rêve d'une maison pleine de couleur, spacieuse, lumineuse, où des gens qui l'aiment l'attendraient. Mais Laurie a perdu tous les gens qu'elle aimait, tous les gens qui l'aimaient. Souvent, elle observe longuement les cadres accrochés sur les murs de sa chambre blanche en soupirant de mélancolie. Elle souffre d'une mélancolie perpetuelle. Ses parents lui manquent, elle se demande ce qu'ils sont devenus. Depuis qu'elle leur a avoué  son homosexualité, ses parents l'ont bannie de leur vie. Puis ses yeux vaguent sur le portrait de la femme de sa vie à présent morte d'un accident de voiture. Laurie  n'a jamais vraiment eu d'amis ... S'étant concentrée toutes ces années sur ses études pour réussir. Et au final elle reçoit dégoût, démotivation et déchéance. Elle  repense vaguement à tous ces adolescents ... Elle qui leur conseillait de faire des études, de ne pas se plonger dans ces petits plaisir hallucinatoires pour être  heureux sans avoir besoin de rêver et d'esperer. Elle se rendit compte qu'elle se trompait sur toute la ligne ... ce n'est pas de ça que les jeunes ont besoin. Pas d'une vie à attendre la récompense sans être réellement heureux, pas d'une vie en se cachant de l'obscurité, en fuyant la tristesse par un chemin prédefinit qui en fait est trompeur ... Elle se rendit compte, malgré toutes ces années de psychologies, que la vie était faite de joies mais aussi de peines. Que sans la peine, la  joie n'existerait pas. Elle prit tout simplement conscience qu'elle avait gâché sa vie. Laurie prit peur. Elle sortie de chez elle à la hate, claquant sa porte et dévala les escaliers miteux. Croisant ces jeunes de banlieues terrassés par leur amertume en train de fumer leur échapatoire. Laurie les observe et ils commencèrent à l'agresser, lui demandant avec leur dialecte de jeunesse perdue ce qu'elle avait à les mater, si elle voulait leur poing dans la gueule, la traitant de pute, de salope et de pétasse. Laurie déglutit et ne répondait rien mais une larme roula sur sa joue. Un homme aux allures respectables arriva et emporta Laurie loin d'eux, loin des insultes. Elle le remercia, il l'invita à un bar, lui offrant une vodka. Laurie observait ce verre de cette substance appelée alcool et se lanca. Son spleen lui emportant toute sa raison de personne sérieuse. Elle bue le verre cul sec et raconta ses problèmes à l'inconnu qui l'avait sauvé. Les yeux de l'homme ne cessaient de la fixer, il buvait ses paroles et petit à petit un sourire se dessinait sur son visage. Il lui dit qu'il avait la solution à ses problèmes et que comme c'était la première fois, il ne la ferait pas payer. Il dit que si ça lui plaisait, il lui donnera son numéro et elle pourra le joindre n'importe quand pour lui en redemander, même si elle devra payer. Laurie prit peur mais l'effet de l'alcool l'empêcha de réflechir et elle le vit sortir de sa poche un petit paquet. Il lui dit que ça se prenait par le nez et que grâce à cela, elle ne déprimerait plus et retrouverait sa pêche et son optimisme. Laurie accepta...

                   Une fois rentrée chez elle, Laurie ouvrit le paquet. Elle avait vu ça pleins de fois à la télé. Mais son cœur battait à l'idée d'essayer. Elle en avait envie, elle avait peur mais en même temps, une certaine excitation insolite vint la tirailler. Puis elle se lanca, forma une ligne et ... C'était parti. La drogue agissait dans son organisme, lui monta au cerveau et la fit doucement planer. Elle volait dans la pièce et la lumière pénétrait à l'intérieur, réchauffa son cœur, un sourire se se dessina sur ses lèvres et elle se trouvait dans un champ de fleurs. Enfin c'est ce qu'elle imaginait, juste assise sur sa chaise en vieille feraille devant le sachet entamé posé sur la table, les bras balant et le sourire aux lèvres. Son cœur battait à toute vitesse. Elle sombra à son tour dans ce cercle vicieux infernal ...

                     Quelques mois plus tard, elle courait dans les rues, sous la pluie. Elle n'avait pas sa dose. Il lui en fallait et vite mais son dealer ne lui répondait pas au téléphone. Elle se sentait mal, sa vie avait changé mais pas dans le bon sens. Même s'il ya quelques avantages ... Devenue accroe à la drogue, elle sut comprendre l'intérêt qu'y ont les jeunes et les conseils mieux. Elle comprenait enfin cette mentalité de junkie. Elle perdait peu à peu ses économies, car cette voie de bonheur ephémère lui coûtait cher. Jusqu'à ne plus avoir d'argent ... Elle courait dans les rues, les larmes lui coulaient sous les yeux emportant son mascara noir, ses cheveux étaient trempés ... Et brusquement, elle tomba sur son dealer dans la rue où il avait l'habitude de vendre et où elle le rejoignait le plus souvent. L'homme lui sourit et lui proposa à nouveau cette douce marchandise ... Laurie lui dit qu'elle n'avait plus d'argent, qu'elle ne savait plus quoi faire. Le dealer lui proposa un arrangement, lui dit qu'on pouvait payer sans argent... Elle le suivit sans demander d'explications, sans plus rien attendre d'autre que sa dose. Il l'emmena dans un appartement qu'elle ne connaissait pas, sûrement le sien, et il lui donna sa drogue. Sans tarder, elle se jetta dessus et se laissa à nouveau emporté dans ses hallucinations si curatives pour son moral ... L'homme l'emmena, sans qu'elle n'ait à s'y opposer, sur le lit. Elle ne réflechit plus, elle se laissait faire. Elle sentit un courant d'air frais caresser sa peau et remarqua qu'elle était nue. Et ça la faisait rire ... Elle ne comprenait pas la situation et n'avait pas la conscience de se battre, la finesse d'esprit de refuser en hurlant. Elle sentit une terrible douleur et son rire disparu ...

                     Le lendemain matin, elle se réveilla, nue, sur le lit et seule. Sa tête lui faisait mal et tout lui revint à l'esprit. Les larmes glissèrent à nouveau hors de ses paupières. Elle attrapa tous ses vêtements et s'appreta à sortir, peinant à marcher par la douleur encore présente entre ses cuisses. Elle ne l'avait jamais fait avec un homme. Mais son regard se posa sur quelque chose qui l'arrêta dans son élan de fuite. Elle s'approcha d'un tiroir entreouvert et découvrit une serringue... Remplie de ce dont elle était tant dépendante. Son cœur fit un bon. Elle ne pouvait plus supporter cette vie. Laurie attrapa la serringue, la remplit et tira sur sa manche pour trouver ses veines puis planta dedans l'aiguille, arrachant un petit cri de douleur. La douleur elle connaissait, mentale et physique. Laurie fit glisser toute la substance dans son sang, doucement, regardant le liquide peu à peu disparaitre dans la peau piercée. Une étrange sensation l'envahit ... Elle avait l'impression de sentir ses veines, quelque chose s'introduire en elles. Le sentiment d'une douce chaleur parcourir tout son être, passer dans chacune de ses veines. Ses yeux vibrent, elle voit la pièce bouger autour d'elle et brusquement, elle tombe, tombe, tombe dans un trou noir profond, sans arrivée. Tomber longuement dans la mort. La mort par overdose. Le suicide. Car Laurie avait compris que la vie n'était pas rose, qu'elle l'avait gâché à ne pas être heureuse, qu'elle n'avait plus de but, plus d'amour propre, plus d'amour ... Elle avait tout perdu et s'était trouvé une nouvelle amie qui l'ammena à la mort. Laurie comprit pourquoi les jeunes se droguaient. Elle comprit avant de sombrer ce que les drogués cherchaient ... C'était de mourir avec une histoire.

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
Je Suis une ombRe qUi vagabonDe

SuR uN univers foRmé par Le caracTère

Je ne suiS qU'un Vague poisson d'AvRil

Une blaguE à peine perCepTible

Je suis L'image Rouge et griSe

D'une infinie et éterNelle sottisE.
par Candyc0rn publié dans : Poèmes
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008

                     Le nom gravé dans son bras, elle regardait le sang s'en écouler et glisser dans l'eau chaude goutte à goutte. Ses yeux laissaient tomber des larmes discrètes le long de ses joues, laissant au passage une trace noire de mascara. Elle était dans sa baignoire et venait de se scarifier l'avant-bras comme pour ne jamais oublier le prénom de l'homme qui lui a gâché sa vie, la détruisant à jamais de tout espoir et de tous ses rêves d'amour irréel. Elle se voulait d'avoir fait confiance à cet homme et de lui avoir laisser lire son cœur, son âme et de lui avoir laisser pénetrer son corps avec son  pénis brûlant d'un désir traitre en la laissant crever de douleur dans les draps trempés de sueur. Elle voulait le haïr, lui faire regretter son acte, elle voulait faire brûler son amour pour le transformer en cendres et lui mettre encore chaudes dans les yeux.

     Elle se recroquevilla dans son bain, regardant ses genoux rosis par la chaleur sortir de l’eau et de la mousse. Elle n’arrêtait pas de se laver, encore et encore, se sentant toujours sale, impure. Elle veut être propre de ses traces qui semblaient persister à la hanter. Elle repensait à la première fois qu’elle l’a vu, dans ce cours de philosophie.  Il était son professeur, elle était dans la première rangée d’élèves et leurs regards s’étaient croisés. Elle était allée le voir à la fin du cours, il lui avait proposé un rencard pour l’aider car elle avait des difficultés en philosophie. Bien sûr ce n’était pas un rendez-vous galant mais durant ce soir de soutient scolaire, des regards timides, des gestes anodins, des sourires complices … Tout était présent et avant même qu’il soit parti une autre date était prévue pour mieux se connaitre. Le soir suivant, elle était avec lui dans un restaurant chic qu’il lui payait et la nuit annexe, elle était nue dans son lit et s’offrait pour la première fois à un homme, heureuse. Les rendez-vous se sont multipliés, sexe à n’en pas imaginer. Puis un soir il avait invité des amis, elle ne voulait pas mais il l’a forcé, elle s’est faite pénétrée par des hommes qu’elle ne connaissait pas, les uns après les autres. Le lendemain elle lui disait qu’elle ne pourrait jamais oublié ça, qu’elle était traumatisée, que ça avait été horrible. Alors il lui a offert de quoi oublier, de la drogue. Elle n’a pas hésité, c’était une soirée horrible. Il l’a doppée et a recommencé, il l’a doppée et l’a forcée, il l’a doppée et l’a partagée avec ses amis même des femmes, il l’a doppée et l’a vendu pour un film porno qu’elle a tourné car elle voulait gagnée sa drogue, devenue accro. C’était son moyen pour la prostitué. Puis il en a eu marre d’elle, elle ne l’amusait plus, il l’a amenée dans un parking, l’a cognée contre un mur, a sorti un cutter, et tout en riant il lui a fendu les joues, deux grandes blessures qu’il lui donnait un sourire jusqu’aux oreilles, ça lui faisait terriblement mal mais elle le laissait faire pour pouvoir se droguer, elle lui laissait tout pour qu’elle puisse avoir ses pillules. Mais il lui a donné des coups dans le ventre pour la faire hurler et lui faire encore plus mal, la voir hurler, crier, pleurer de douleur dans ce parking désafecté d’où la crasse suintait sur les murs grisâtres et humides. Puis il l’a déshabillée ou plutôt lui a arraché tous ses vêtements en limbaux, l’a violée à nouveau pour lui faire hurler encore et encore. Il l’a jetté par terre, s’est rhabillé, lui a donné un dernier coup de pied dans la figure et il est parti, l’abandonnant là.

    Le matin un homme l’avait retrouvé. Il a appelé le samu, elle a été emmenée en urgence, elle a été sauvée et pendant des mois mises en désintoxication. Puis elle est sortie et est rentrée dans son petit appartement, seule et détruite. Seule et morte. Seule.

    Elle regarda ses mains et essuya ses yeux. L’eau du bain était bouillante et l’odeur lui monta à la tête. Elle se laissa glisser, jetta sa tête en arrière, la seule partie de son corps pas immergée. Ses yeux fixaient le plafond blanc et elle écoutait la musique relaxante qu’elle avait branché à côté. Avec ses mains elle faisait clapoter l’eau avec lenteur, mais doucement ses mains retombèrent sous l’eau car elle n’avait plus de forces. Elle avait chaud, très chaud, et cette chaleur l’empêchait de bouger, ses yeux s’embrumaient, elle voyait de moins en moins la blancheur du plafond car ses yeux se fermaient petit à petit, elle se sentait glisser dans l’eau, sa tête s’immergeait à son tour. Son cœur battait lentement. Elle avait perdu connaissance à cause de la chaleur. Et elle se noyait sans pouvoir se sauver, elle se noyait dans son bain, désespérée.

    L’homme fut arrêté car il avait pu être retrouvé par le nom gravé dans la chair de la jeune fille. Par manque de preuve,  il fut innocenté …

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008

                 

                     Il était une fois, un petit garçon nommé Mike. Mike était un petit garçon frêle, blanc bec et roux. Les autres enfants ne l'aimaient pas. Les autres enfants préféraient se moquer de lui, se jouer de lui, au lieu d'essayer de le connaitre. Ce petit garçon semblait d'extérieur avoir tout pour être heureux : des bonnes notes à l'école, ses deux parents, un grand frère et une grande sœur. Mais ce petit garçon souffrait d'une solitude lorsqu'il sortait de chez lui, souffrait déjà à 7 ans d'une déprime profonde, lente et douloureuse, le faisant pleurer tous les soirs loin du regard de sa famille dans son lit aux draps blancs qui sentaient l'odeur de sa maman si aimante. Il pleurait, il avait peur d'aller à l'école. Il pleurait, il ne voulait pas se faire frapper par ses camarades de classes. Il  pleurait, tout ce qu'il souhaitait c'était un ami ... Un ami qui ne chercherait pas à lui tirer les cheveux, copier sur ses devoirs, lui envoyer le ballon en  pleine figure, renverser son plateau de cantine, écraser son goûter, traiter sa mère de pute, lui déchirer ses vêtements. Mike en avait marre de subir tout ça. Mike voulait qu'on le comprenne. Mike voulait disparaitre.

                   Un jour qu'il faisait beau, un jour de printemps, la maman de Mike lui dit d'aller dehors, rejoindre ses petits copains et s'amuser par ce soleil magnifique sensé lui redonner du baume au cœur. Contraint de ne pas avouer qu'il était seul depuis toutes ces années, Mike sortit et leva sa tête vers le soleil, une main posée sur son front pour se protéger des rayons. Ce soleil était sensé être chaud, le réchauffer et lui donne la pêche. Mais Mike se sentait froid, tremblant et terriblement triste. Il marcha alors, sur la route, sans savoir où il allait, obéissant seulement à ses pas. Pas qui acceléraient de cadence peu à peu, passant de la marche rapide par une course effrénée vers l'inconnu. Il courait, et doucement son cœur lui semblait plus légé, comme s'il volait. Il courait, et se sentait libre. Il courait, loin des regards. Il courait, sans s'arrêter ni se retourner. Il courait encore et encore. Pendant de longues heures, ne comprenant pas comment ses muscles et son cœur supportait de courir aussi longtemps, contre le vent, vers le soleil qui disparaissait peu à peu dans cette journée.

                     Puis brusquement, il s'écrasa au sol. Il sentit des terribles douleurs au creux de ses mains et sur un de ses genoux. Il se releva tant bien que mal et vit alors les garçons de sa classe en train de rire, rire à s'en éclater les poumons. Ce rire psychopate aux allures de sadique qui terrorisait Mike. Ils se moquèrent de lui encore. Il se fit brutaliser, les gamins lui donnaient des coups de poings et des coups de pieds alors qu'il était recroquevillé par terre, pleurant silencieusement et subissant les coups devenus habituels. Puis ils en eurent marre et ils partirent. Mike restait allongé au sol, pleurant au desespoir.Alors que courir lui avait donné un sentiment légé de bonheur, ces "copains" ont gâché les seuls instants de liberté de sa vie. Il ne comprenait pas ce qu'il leur avait fait. Il était différent des autres, il aimait lire, la musique classique, il était roux. Voilà pourquoi on le brutalisait. Car il n'était pas normal, pas comme eux.

                 Mais qui peut donner la définition exact de la normalité ... C'est une notion qui ne devrait même pas être suspecté d'exister ... Puisque les personnes se servent du mot normal pour justifier leurs actes immorales. Mike était encore immobile au sol, il avait mal partout et n'osait pas bouger. Mike n'avait plus la notion du temps, sa montre était cassée et il ne savait pas depuis combien de minutes, voir d'heures, était-il au sol à se demander ce qu'il a fait de mal.

                     Puis Mike se lève, doucement, retombant quelques fois par maladresse, essayant de se stabiliser sur ses jambes et il marcha dans la rue devenue sombre par  le couché du soleil ... Il observa le soleil descendre lentement, s'immobilisant car il réalisait qu'il ne pouvait plus courir vers lui, et qu'à force de courir vers lui, il s'était perdu dans une rue inconnue ... Mike regarda autour de lui et déglutit, à droite se trouvait un parc, à gauche des maisons dont il n'avait pas le souvenir d'avoir déjà vu. Il decida d'aller dans le parc et se dirigea vers les jeux pour enfant. Une balançoire s'élevait dans son champ de vision en même temps que la lune dans le ciel étoilé. Il s'y assit et pensa à ses parents, sa maman surtout, qui devaient le chercher, s'inquièter. C'était ça qui le faisait le plus pleurer, il ne voulait pas attrister ses parents, il ne voulait pas les décevoir car il les aimait tant ... Tellement ... Les seuls êtres humains qui ne l'aient jamais de sa vie frappé. Non, ils l'embrassaient, le prenaient dans ses bras ... Mike n'arrivait même plus à pleurer, plus aucune larme ne voulait sortir, il avait épuisé la ressource d'eau de son corps.

                      Mike sursauta. Brusquement, était apparu devant lui, une petite fille, blonde, au teint clair et aux yeux d'un bleu profond et sinistre mais qui faisait battre le cœur du petit garçon. Mike observait la jeune fille. Puis il descendit de la balançoire.

                 "Tu peux y aller" lui dit-il "Je retourne chez moi"

                 Elle le fixait de ses grands yeux envoutant puis dit d'une voix cristalline qui fit vibrer le garçon :

                 "Où habites-tu ?"

                 Mike resta un instant perplexe. C'était la première fois qu'un enfant de son âge lui posait la question.

                 "Je ne sais pas, je suis perdu"

                 La petite fille lui fit un grand sourire.

                 "Je vais t'aider à retrouver ta maison !"

                 "Tes parents ne vont pas s'inquièter ?"

                 Elle rit, elle avait un rire clair, franc. Pas celui épouvantables des persecuteurs de Mike. Mais elle ne répondit pas. Elle mit juste son index sur sa propre bouche, fine et bien dessinée, et lui fit un clin d'œil. Mike comprit qu'elle ne voulait pas lui répondre, alors il reprit la parole :

                 "Comment tu t'appelles ? Moi c'est Mike"

                 "Et moi Lucie !"

                 Un sourire illumina pour la première fois le visage de Mike. Cette fille lui inspirait confiance, cette fille lui faisait chaud au cœur.

                 "Donne moi ta main Lucie, je veux pas qu'on se perde en cherchant ! Il faut rester groupé !"

                 Lucie eut un mouvement de recul alors que Mike lui tendait la main. Elle secoua négativement sa tête, de gauche à droite, et prit un air désolé.

                 "Je ne peux pas"

                 "Hein ?"

                 "Je ne vais pas partir, mais je ne peux pas te prendre la main"

                 "Elle est un peu sale car je me suis fait frappé mais ne t'inquiète pas"

                 "Non ce n'est pas ça ..."

                 "Prend ma main !"

                 "NON !"

                 Et elle se mit à courir, à fuir. Alors Mike la suivit et prit un élan pour l'attraper par le bras ... Mais il tomba par terre ... Traversant le corps de Lucie. Il s'écrasa à nouveau au sol et se releva difficilement pour voir Lucie qui était debout à côté d'elle. Elle pleurait.

                 "Mike ... Pourquoi tu as tout gâché ? Je voulais qu'on soit amis"

                 Mike la regarda sans comprendre. Mais elle continuait :

                 "Je ne voulais pas que tu saches ... Tu n'avais pas le droit ..."

                 "Savoir quoi ?"

                 "Non ... Tu vas me haïr ..."

                 "Te haïr ? Mais pourquoi ?!"

                 "Je ... Je ne suis pas comme tout le monde"

                 Mike l'observa longuement. Non elle était différente. Mais il connaissait, il serait la dernière personne à se moquer d'elle. C'est ce qu'il lui dit en se relevant et en époussierant ses habits troués de partout ... Alors Lucie dit :

                 "Je suis un fantôme"

                 Mike resta perplexe. Il reessaya de toucher Lucie mais la traversa à nouveau. Un frisson le parcouru ... Mais il tint sa promesse de ne pas se moquer d'elle et lui fit un sourire tendre :

                 "Et alors ?"

                 "Tu n'as pas peur ?"

                 "J'aime bien les fantômes"

                 "Je vais te reconduir chez toi, tu dois être fatigué"

                 "Non ... Si je vais chez moi, je ne te verrai plus jamais et je devrais retourner à l'école où les garçons me font mal"

                 "Je ne peux rien faire d'autre pour toi"

                 "Si ... Je veux être comme toi"

                 "Je ne comprend pas"

                 "Emmène moi avec toi, loin d'ici, dans un autre monde"

         Ce soir là, Mike n’est pas rentré, il a trouvé le paradis.

par Candyc0rn publié dans : Nouvelles
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 21 avril 2008
Prénom : Anne
Âge : 16 ans
Pseudonyme : Candyc0rn / Luwynda
Sexualité : bisexuelle
Situation : en couple
Localisation : Bourges (18) FRANCE
Aime : La Vie, écrire, dessiner, la guitare                                                                                      Déteste : les études, la plu